Je m’appelle Stéphanie Côté et je suis « choco-olique ». En fait, je suis « lait-au-chocolat-olique ». J’en bois tous les jours. Certains ont besoin d’un café au petit-déjeuner. Moi j’ai besoin de lait au chocolat. C’est donc clair en ce qui me concerne : je suis pour.
Je suis pour le lait au chocolat même pour mes enfants, à condition que la consommation soit raisonnable. Qu’ils en boivent un petit verre de temps en temps, ou même chaque jour, ça ne me pose pas problème. J’avoue que ça me préoccuperait davantage s’ils ne voulaient boire que ça et s’ils refusaient le lait ordinaire.

Je suis pour le lait au chocolat, mais je le trouve trop sucré. Une tasse (250 ml) renferme 24 g de sucres. Ce ne sont pas 24 g de sucres ajoutés, puisque le lait ordinaire renferme naturellement 11 g de lactose. Tout de même, ça fait 3,5 c. à thé de sucre ajouté par portion de lait au chocolat.
Au goût aussi, je le trouve trop sucré. Il faut dire que je le dilue avec du lait ordinaire et que mes papilles s’y sont habituées. Celles de mes enfants aussi d’ailleurs, car je leur ai toujours servi du lait au chocolat mélangé à du lait blanc entier (moitié-moitié). Alors, aux fabricants qui refusent de revoir leur recette sous prétexte que les enfants préfèrent le lait au chocolat plus sucré, je réponds qu’ils n’ont qu’à les habituer à du lait moins sucré. L’offre du marché est en partie responsable du fait que les enfants s’habituent aux aliments sucrés et qu’ils les préfèrent. Et depuis quand faut-il demander la permission aux enfants avant de leur offrir un meilleur produit pour leur santé?
Le lait au chocolat a beau être sucré, il s’agit tout de même de lait, à la base. Du lait, avec une quinzaine d’éléments nutritifs, dont le calcium, la vitamine D et les protéines. On est bien loin des boissons gazeuses et du punch aux [cristaux de] fruits.
À mon avis, le lait au chocolat édulcoré au sucralose (pour remplacer une partie du sucre) n’est pas la solution. Dans ce cas, la teneur a beau être réduite, le goût lui est toujours aussi présent. Et il entretient l’attrait pour le sucre. Ce n’est pas de cette façon qu’on apprendra à aimer les aliments moins sucrés.
À quand du lait au chocolat moins sucré, tout simplement? Je pense que c’est une solution à explorer pour rallier ses défenseurs et ses détracteurs. Avec les débats que le lait au chocolat suscite actuellement dans certaines écoles, la question se pose plus que jamais.
Avis aux fabricants : je suis disponible comme goûteuse.