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Blogue de Stéphanie Côté
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque semaine!
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Votre bébé est allaité ou nourri au biberon? Attention, il est la cible du nouveau Baboo! N’ayez crainte, ce n’est pas un monstre ni une mascotte. Il s’agit d’un lait de transition conçu par Natrel, pour les enfants de 12 à 24 mois. La question qui tue : Baboo répond-il à un besoin… ou en crée-t-il un?
Comme parents, on veut ce qu’il y a de mieux pour notre bébé. Si on nous dit qu’il est préférable de procéder en douceur vers le lait de vache, on y pensera certainement. C’est ce que Natrel propose. Comme il le fait d’ailleurs en France depuis des années, où les laits de transition sont monnaie courante. La composition de Baboo se situe quelque part entre le lait maternel et le lait de vache. Il est plus gras et moins riche en protéines que le lait de vache, et ses protéines sont plus digestes. Est-ce un réel avantage? Plusieurs de mes collègues et moi sommes sceptiques.
Au Canada, nous donnons du lait de vache aux bébés à partir de 12 mois environ, alors qu’ils ont une alimentation variée. Une alimentation qui comprend notamment du fromage et du yogourt. Le petit système digestif de bébé a ainsi fait ses premières armes côté digestion des protéines laitières. S’il les tolère bien, on s’attend à ce qu’il digère également bien le lait entier. Pour certains bébés, ceux pour qui la digestion des produits laitiers ou des protéines en général est plus laborieuse, un lait de transition présente probablement un intérêt. Mais Baboo n’est certainement pas un passage obligé.
La teneur en vitamine C, en vitamine A et en oméga-3 de Baboo n’est pas un argument infaillible non plus. La vitamine C est facile à obtenir dans les fruits, le brocoli, le poivron, et autres. La vitamine A se retrouve en abondance dans les carottes, les courges d’hiver et les patates douces dont les bébés raffolent. Les bons gras oméga-3 sont intéressants, car moins répandus dans l’alimentation, mais ce n’est qu’une fraction de la quantité contenue dans les poissons gras (saumon, truite, hareng, etc.).
Vitamines, minéraux et oméga-3
Finalement, ce lait de transition contient 3 fois moins de vitamine D et 2 fois moins de calcium que le lait entier, des nutriments importants. Si votre bébé buvait Baboo durant quelques semaines ou quelques mois, il serait justifié de poursuivre les suppléments de vitamine D comme lorsqu’il est allaité.
La décision d’offrir un lait de transition à votre bébé dépendra aussi en partie de vos moyens financiers, puisqu’il coûte 2 fois plus cher que le lait entier. Avec une consommation d’environ 600 ml par jour pendant 1 an, c’est une différence qui frise les 380 $.
Quand mes enfants ont eu 1 an, j’ai poursuivi l’allaitement en alternance avec le lait entier quelques semaines. C’était le temps d’habituer leurs papilles, plus que leur estomac, je dirais. Quand j’ai cessé d’allaiter et que mes réserves de lait maternel congelé se sont épuisées vers 14 mois, le lait de vache leur convenait parfaitement. Si j’avais offert une préparation pour nourrissons plutôt que mon lait, j’aurais sans doute opté pour la même stratégie : une alternance entre celle-ci et le lait de vache. Aux bébés qui tolèrent bien cette façon de faire, Baboo ne peut pas nuire, mais il ne répond pas à un besoin non plus. À ceux qui éprouvent des difficultés digestives, il peut être utile. Votre bébé est unique : il n’y a donc pas de réponse unique!
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« Un âge minimum pour les sucreries », titrait La Presse, le 2 février dernier. Cette nouvelle vous a-t-elle fait réagir? C’est ce que le titre espérait faire, bien sûr. L’article original, publié dans la revue scientifique Nature propose d’interdire, d’ici 10 à 15 ans, la vente de boissons gazeuses aux mineurs mais ses auteurs proposent d’autres recommandations moins drastiques qui méritent réflexion. Ils suggèrent, dans un premier temps, d’interdire la publicité sur les friandises, boissons et gâteries. Dans un deuxième temps, d’en interdire la vente dans les commerces près des écoles. Puis, par la suite, d’imposer un âge minimum pour acheter des boissons gazeuses.
Personnellement, je crois qu’il faut éviter le piège d’une loi qui fera des boissons gazeuses et sucreries des aliments interdits. Cela ne les rendra que plus attirants. Le sucre n’est pas le tabac. Il compose des aliments. Pas toujours les plus nourrissants, je l’accorde, mais des aliments qui peuvent avoir une place dans la saine alimentation. Et puis, le véritable problème est la surconsommation de sucre plutôt que le sucre lui-même. Même les auteurs de l’article dans Nature l’admettent. Des bonbons à l’Halloween, du chocolat à Pâques et à la St-Valentin, de la tire sur la neige au printemps, des desserts traditionnels à Noël, et même des bons desserts gourmands à l’occasion ne ruinent pas la santé. C’est une question de fréquence et de dosage. Entre les occasions où mes enfants se sucrent le bec, ils mangent du yogourt nature, des fruits, des céréales peu sucrées, du jus dilué une ou deux fois par semaine, des muffins maison, etc. Ce n'est pas une loi qui me dictera le gros bon sens.
Est-ce qu'une loi modifierait les habitudes de certains parents? J’ai en mémoire une dame ayant déjà écrit un commentaire sur mon blogue dans lequel elle se désolait d’avoir vu une maman offrir une boisson gazeuse dans un biberon à son bébé. À quoi bon interdire la vente de boissons gazeuses avant l’âge de 17 ans si certains parents en offrent de toute façon à leurs enfants, avant même qu’ils aient 17… mois? Ce cas est extrême et relativement isolé (j’ose espérer, car il n’y a pas de données là-dessus), mais les foyers où l'on boit plus de boissons gazeuses que d’eau et de lait réunis existent. Une loi s’adressant aux enfants ne changerait donc rien à l’alimentation de ces familles puisque ce sont les parents qui décident de la nourriture qui entre dans leur frigo.
Si les gens étaient mieux informés et davantage sensibilisés, cela améliorerait-il la situation? Non, disent les auteurs de l’article dans Nature. Ils rappellent que les études sur le sujet prouvent que l’information ne suffit pas à améliorer les comportements et encore moins la santé publique. Les gens ont beau être informés, tout autour d’eux les incitent à manger des sucreries et des boissons gazeuses : leur très grande disponibilité, leur omniprésence dans les commerces, leur coût minime et la publicité qui les entoure, notamment. C’est ce qu’on appelle l’« environnement alimentaire » et je crois aussi que c’est en grande partie là-dessus qu’il faut agir.
Ainsi, selon les auteurs et plusieurs experts de la santé publique, jouer sur l’offre alimentaire et le marketing des friandises et des boissons gazeuses peut vraisemblablement améliorer les habitudes de consommation. Si on ne retrouvait pas les aliments ultra-sucrés partout, s’ils coûtaient un peu plus cher, si les formats offerts étaient de taille plus raisonnable, si le marketing était moins agressif, si les aliments ayant une meilleure valeur nutritive étaient mieux valorisés... Si plusieurs de ces mesures étaient mises en place pour favoriser les choix d’aliments sains et rendre la concurrence plus loyale, on n’aurait peut-être pas besoin de parler de loi. Mais peut-on y arriver sans légiférer? À qui, croyez-vous, revient la responsabilité de ce que nous mangeons?
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« Jusqu'à quel âge tes enfants ont-ils mangé des céréales pour bébé? »
La question venait de mon amie dont le fils a 15 mois. Depuis quelque temps, Adrien apprécie beaucoup moins ses céréales en purée. Il préfère les céréales à déjeuner et les rôties qu'il peut prendre avec ses petits doigts. Cela dit, comme un nombre incalculable de mamans qui ont lu le livre Comment nourrir son enfant, de Louise Lambert-Lagacé, mon amie sait que son petit bonhomme gagnerait à manger des céréales pour bébé jusqu'à 2 ans.
On recommande les céréales pour bébé jusqu'à environ 24 mois parce que ces céréales sont enrichies de fer. Elles sont d’ailleurs la meilleure source de fer de l’alimentation de bébé sur une base quotidienne. Et puisque ses besoins sont relativement élevés, l’apport de ces céréales est très important.
Cela étant dit, on ne rentre pas des céréales de force dans la bouche d’un enfant. Alors, on fait quoi quand notre petit trésor refuse obstinément la purée qu’il mange tous les jours depuis plus de 6 mois? On ne peut tout de même pas le blâmer de vouloir passer à autre chose!
Quand mes enfants ont commencé à moins apprécier ou à carrément refuser les céréales en purée, je me suis mise à les cuisiner (les céréales, bien sûr!). J'en faisais des crêpes, des galettes et des muffins, et j’en ajoutais au yogourt ou à la compote. La recette de muffins aux dattes et à l'orange de Louise Lambert-Lagacé était la préférée de Laura, de Benjamin... et de maman. Avec 2 tasses de céréales dans la préparation, chaque petit muffin fournit 5 mg de fer, soit 71 % de l’objectif quotidien pour les enfants de 12 à 24 mois. C’est plus qu’en fournit la viande, car à cet âge, ils en mangent seulement de petites portions. Et c’est aussi plus que les légumineuses, le tofu et les légumes verts, même si ces aliments contribuent tous, dans une certaine mesure, à combler les besoins en fer des bébés.
À surveiller : fer, sucre et fibres
Les meilleures céréales à offrir jusqu'à l’âge de 2 ans sont les céréales les plus simples : celles de grains entiers idéalement, non aromatisées de fruits, de légumes, de yogourt, de miettes de biscuits ou autres. Non aromatisées signifie aussi sans sucre ajouté, ce que l’on souhaite. Toutes les céréales pour bébé sont enrichies de fer. La teneur varie d’une marque à l’autre et il faut donc la vérifier dans le tableau de valeur nutritive. Repérez le « % VQ » (valeur quotidienne) et privilégiez celles offrant au moins 60 %.
Depuis quelques années, il y a sur le marché des céréales croustillantes conçues pour les bébés, qu’ils peuvent prendre avec leurs petites pincettes. Les Nutrios de Heinz, la gamme Tout-petits de la même marque, les Teddy Puffs, ainsi que les céréales « pour toute la famille » Cheerios non sucrées de General Mills. Elles peuvent contenter le goût pour l’aventure de votre petit chéri. Pour contenter votre désir de lui offrir les meilleurs sur le plan nutritionnel, optez pour les moins sucrées et les plus riches en fer. Les Nutrios sont plus riches en fer que les Cheerios et que les Teddy Puffs, et elles sont moins sucrées que les céréales Tout-petits. Toutefois, il faudra un bol de 250 ml pour rencontrer 100 % VQ, tandis que 45 ml (3 c. à soupe) des Tout-petits suffisent. Finalement, vous serez peut-être tentés par les biscuits de céréales, qui sont eux aussi enrichis de fer. Ils sont plus sucrés que les Nutrios, mais semblables ou moins sucrés que d’autres céréales aromatisées. Côté fibres alimentaires, ce n’est pas fameux. Bref, tout considéré, rien ne vaut les muffins maison que vous pouvez préparer avec des céréales pour bébé à grains entiers. Voici la recette. Donc, pas d'excuse!
Muffins à l’orange et aux dattes
250 ml (1 tasse) de jus d’orange 125 ml (1/2 tasse) de dattes finement hachées 1 œuf 45 ml (3 c. à soupe) d’huile de canola 45 ml (3 c. à soupe) de sirop d’érable ou de miel (après 12 mois) 250 ml (1 tasse) de farine de blé entier 500 ml (2 tasses) de céréales enrichies de fer, pour bébé 10 ml (2 c. à thé) de levure chimique (poudre à pâte)
Au mélangeur ou au robot, mélanger le jus d’orange, les dattes, l’œuf, l’huile et le sirop d’érable ou le miel. Dans un grand bol, mélanger les ingrédients secs. Verser les ingrédients liquides sur les ingrédients secs et brasser juste assez pour humecter tous les ingrédients. Verser la préparation dans de petits moules à muffins bien graissés ou des moules en silicone. Faire cuire à 200 °C (400 °F) environ 15 minutes.
Donne 24 petits muffins Se conservent de 3 à 4 jours au réfrigérateur, et jusqu’à 3 mois au congélateur.
Recette tirée de : Comment nourrir son enfant, de Louise Lambert-Lagacé, Éditions de l’Homme
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La saison des petits nez qui coulent bat son plein. Même s'il y a des problèmes plus graves que le rhume, on n’aime pas voir nos petits trésors malades. Peut-on les prémunir contre les vilains microbes à l’aide de certains aliments ou suppléments?
Votre réflexe est peut-être de penser à la vitamine C. Ça ne date pas d’hier, cette vitamine a la réputation de prévenir, voire de guérir le rhume. Une réputation surfaite, cela dit. En effet, les études scientifiques confirment que les mégadoses de vitamine C sont très peu efficaces pour prévenir le rhume chez l’humain. Et encore moins pour le soigner. La prise régulière de suppléments parviendrait tout au plus à réduire de quelques heures la durée des symptômes de rhume – qu’on contracte de toute façon.
La dose de vitamine C administrée le plus souvent par les chercheurs pour en évaluer les effets contre le rhume est de 1 000 mg par jour. C’est jusqu’à 40 fois plus que l’apport quotidien recommandé pour les enfants de 0 à 8 ans. Bref, c’est beaucoup. Même si les surplus de vitamine C sont éliminés dans l’urine, j’aime plus ou moins l’idée de donner des mégadoses de vitamine (peu importe la vitamine) à mes enfants sur une base continue et prolongée. Tout ça pour quoi? Ils connaîtront autant de périodes de rhume. On économiserait simplement quelques mouchoirs si le rhume dure 4 heures de moins!
Chez nous, la vitamine C se consomme dans les clémentines, les oranges, les pamplemousses, les poivrons rouges, le brocoli et compagnie.
Les probiotiques?
Il n’y a pas d’aliments spécifiques qui peuvent protéger nos enfants contre les infections. Cela dit, tous les aliments qu’ils mangent y participent d’une certaine façon, car une alimentation variée et équilibrée les aide à se forger un bon système immunitaire. En plus des aliments, les probiotiques contribueraient eux aussi à la santé du système immunitaire.
Les probiotiques sont de bonnes bactéries qui offrent un renfort aux micro-organismes déjà présents dans nos intestins. Sachant qu’environ 80 % de nos défenses immunitaires se trouvent dans nos intestins et que le rôle des bonnes bactéries y est primordial, l’intérêt des probiotiques va de soi. C’est ainsi que des chercheurs se sont intéressés aux bienfaits possibles des probiotiques contre le rhume. Les résultats les plus prometteurs ont été publiés en 2009. Ils rapportaient qu’une dose de 10 milliards de deux souches de bactéries probiotiques bien précises, prise tous les jours pendant 6 mois, permettait de réduire l’incidence de fièvre, de toux et de rhinorrhée (un beau mot pour « nez qui coule », n’est-ce pas?) d’enfants âgés de 3 à 5 ans. La prise d’antibiotiques et l’absentéisme étaient également réduits.
Malheureusement, les suppléments sur le marché n’offrent pas exactement les mêmes souches bactériennes, ni les mêmes doses que celles étudiées. Il est donc impossible d’extrapoler les résultats à tous les probiotiques sur le marché.
Toutefois, pour éviter de trop nombreuses périodes d’yeux larmoyants, de joues rougies par la fièvre et de petits nez croûtés, on est souvent prêt à essayer des produits, même si leur efficacité reste à être prouvée dans les règles de l’art. Pourvu qu’ils soient sécuritaires, bien sûr. Je vous dirais donc que dans cette optique, vous ne perdez rien à essayer les suppléments de probiotiques puisqu'ils sont sans danger. Au mieux, les petits soldats du système immunitaire auront du renfort. Au pire, ce sera le statu quo. Sachez cependant que les suppléments de probiotiques coûtent cher et que les yogourts probiotiques de l’épicerie, bien que beaucoup plus économiques, n’ont pas le même effet sur la santé.
Voici quelques-uns des probiotiques ayant démontré un potentiel à ce jour :
- Lactobacillus acidophilus;
- Lactobacillus plantarum;
- Bifidobacterium Lactis;
- Lactobacillus GG;
- Lactobacillus Johnsonii;
- L.reuteri;
- L.rhamnosus;
- L.casei rhamnosus;
- B animalis subsp lactis.
Vous pouvez les chercher sur l'étiquette des suppléments ou, encore mieux, demander conseil à votre pharmacien.
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L’heure des bilans de l’année est arrivée et l’heure des résolutions a sonné. Avez-vous l'intention de prendre des résolutions concernant l’alimentation de votre famille pour 2012? Permettez-moi de vous faire des suggestions. Ça ne sert à rien de voir trop grand ou d’avoir une liste trop longue. Voici donc 3 bonnes intentions que je considère comme particulièrement importantes.
1. Fermer la télévision durant les repas
Avec nos rythmes de vie effrénés, les occasions de prendre du temps en famille sont précieuses. Le repas du soir est certainement un moment privilégié dans plusieurs foyers. On raconte nos journées respectives, on écoute les enfants, on dit des blagues, on fait des projets, etc. Il y a cependant une condition essentielle pour que cette communication soit possible : pas de télé! Or, environ la moitié des jeunes familles québécoises invite actuellement la télévision à leur table…
2. Cuisiner avec les enfants
Ce n’est pas facile au quotidien, c’est vrai. C’est beaucoup plus facile de faire participer les enfants à la préparation des crêpes du dimanche matin qu'à la préparation du souper d’un jour de semaine. Le temps et la patience dont on fait preuve sont 2 éléments qui permettent de rendre un moment agréable.
Cela dit, on gagne à faire participer les enfants de manière un peu plus régulière, pour une grande diversité de recettes. Ils exercent progressivement différentes manipulations, ils apprennent à mieux connaître les aliments et ils pourront, d’ici quelques années, être de véritables aides-cuisiniers si le plaisir de cuisiner est cultivé.
Il n’y a pas d’âge pour commencer. Il faut simplement tenir compte des capacités de l’enfant. À 1 an, on peut approcher sa chaise haute du comptoir pour qu’il nous voie popoter. À 2 ans, on peut l’installer sur une chaise ou un banc près de nous pour qu’il mélange ou simplement pour qu’il sente et touche les ingrédients. Sa contribution sera de plus en plus stimulante. Regardez bien ses yeux brillants la première fois où vous lui demanderez de casser un œuf!
3. Planifier les repas à l’avance
Je suis fière de nous quand on réussit à planifier le menu hebdomadaire la fin de semaine, faire les achats, et parfois même cuisiner 2 ou 3 repas en avance. Fière, mais surtout plus relaxe et plus patiente les soirs de semaine. Planifier permet de diversifier davantage les menus parce qu’on prend le temps de consulter des livres de recettes. Planifier permet de faire des économies, parce que tout est prévu; il n’y a pas de visites quotidiennes à l’épicerie où on finit par acheter plus d’aliments que nécessaire. Pas d’achats impulsifs sous l’influence de la faim de loup ou des enfants impatients. Planifier aide à récupérer de précieuses minutes les soirs de semaine, lorsque tout va toujours trop vite.
Même si je suis convaincue des bienfaits de la planification, reste que je n’y arrive pas toutes les semaines. C’est décidément ma résolution en ce début d’année.
De votre côté, est-ce que ces 3 suggestions de résolution sont déjà ancrées dans vos habitudes? Avez-vous d’autres intentions relatives à l’alimentation?
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Ils étaient des dizaines et des dizaines de petits bonshommes, d’anges, de pères Noël, d’étoiles et de sapins à prendre forme dans la pâte à biscuits, sous les emporte-pièces de Laura et de Benjamin. Tour à tour dans le four, ils contribuaient à l’odeur de galettes à la mélasse qui se faisait de plus en plus insistante.
Pas très originale comme tradition, mais la confection de ces biscuits de Noël est tout de même porteuse de souvenirs. Outre l’activité en soi qu’ils affectionnent énormément et les petites mains enfarinées dont ils se souviendront peut-être, leur nez est un vecteur important de souvenirs. Plus encore que les autres stimuli sensoriels, les odeurs se taillent une place très particulière dans la mémoire des enfants. Encore aujourd’hui comme adulte, les odeurs suscitent des retours en arrière.
Personnellement, l’odeur des clémentines me ramène aux temps des Fêtes de mon enfance. « Dans mon temps », les clémentines du Maroc arrivaient à l’épicerie comme un cadeau de Noël. Aujourd’hui, on en mange sur une trop longue période pour que mes enfants les associent à Noël uniquement. Leurs souvenirs olfactifs seront assurément différents des miens. En partie du moins, car ils retrouveront, comme moi, l’odeur de la saucisse maison de mon père, du ragoût et des pâtés à la viande de ma mère et du vrai sapin chez Papi et Mamie.
Les odeurs laissent des traces dans notre mémoire à longueur d'année. J’ai tout de même l’impression que certaines odeurs caractéristiques du temps des Fêtes sont plus tenaces. Ou plus facilement identifiables, du moins. Sans doute parce qu’elles reviennent annuellement. C’est le cas des biscuits de Noël dont les effluves de mélasse, cannelle et gingembre embaument la cuisine à la mi-décembre chaque année. Aux odeurs s’ajoutent la musique de Noël, la manipulation de la pâte, du rouleau à pâte et des emporte-pièces, la vue de la centaine de biscuits alignés sur le comptoir et, bien sûr, la dégustation des biscuits encore chauds. Bref, l’expérience est multisensorielle! Comme le seront sans doute les souvenirs de Laura et Benjamin. Et dans ma mémoire de maman, j’ajouterais le bonheur tout simple de cuisiner avec mes enfants.
Avez-vous des souvenirs de Noël du même ordre? Poursuivez-vous des traditions qui forgeront les souvenirs de vos enfants?
Merci de me lire semaine après semaine. C’est un cadeau à l’année! Je vous souhaite un merveilleux temps des Fêtes!
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« Laura, es-tu certaine que tu n’as plus faim? »
C’est la seule question que je pose à ma fille de 5 ans qui n’a presque rien mangé pour le souper. J’écoute – et j’accepte – la réponse. Ça ne m’empêche pas de me questionner parfois. Comme quand sa boîte à lunch revient de l’école presque intacte. Comme quand elle semble avoir oublié qu’elle avait 2 collations dans son sac à dos. Dans ces occasions, la nutritionniste en moi tente de rassurer la maman que je suis avant tout.
Comme parent, on a tendance à être préoccupé quand nos enfants mangent peu. Certains parents ne diront pas seulement que leur enfant mange peu, mais plutôt qu’il ne mange pas assez. « Pas assez » en référence à quoi? À la quantité qu’on s’attend à ce qu’il mange? En comparaison à d’autres enfants de son âge? En comparaison à ce qu’il mangeait la semaine, le mois ou l’an passé?
C’est vrai, certains enfants mangent beaucoup; d’autres, peu. Certains sont minces sinon « minuscules », d’autres sont plus dodus. Ça, c’est la nature qui le veut. On n’a pas de contrôle. Le contrôle, on l’a sur les aliments qu’on sert à nos enfants. On l’a aussi sur nous, c'est-à-dire sur notre habileté à laisser nos enfants manger à leur faim. Ensuite, si la croissance est normale et que la santé est bonne, on essaie de lâcher prise. On essaie, j’ai bien dit! On peut également se questionner sur certains aspects de son alimentation.
La fréquence
Mange-t-il souvent? Certains parents dont un enfant mange peu auront tendance à lui donner de la nourriture chaque fois qu’il en demande. Ou à lui offrir une collation toutes les heures. Ce n’est toutefois pas la solution à privilégier. Sauf quand il est bébé bien sûr, alors qu’on le nourrit sur demande. À partir de 1 an environ, les enfants peuvent apprendre à manger selon un horaire préétabli. Offrir une collation toutes les heures risque d’entretenir le problème. En mangeant aussi fréquemment, l’enfant n’a certes pas le temps de creuser son appétit et possiblement même pas le temps de ressentir une véritable faim.
Les autres repas
« Mon enfant mange bien à la garderie, mais n’a pas faim au souper. » C’est fréquent, mais ce n’est pas un affront! Il se peut que les enfants mangent davantage au petit-déjeuner, au dîner et aux collations, et qu’ils comblent ainsi la majorité de leurs besoins. Ça justifie le fait qu’on n’évalue pas l’alimentation sur un seul repas – ni même sur une journée – mais sur plusieurs jours.
Les collations
De combien de temps la collation précède-t-elle le repas? Une collation servie moins de 2 heures avant le prochain repas peut jouer sur la faim d’un enfant, surtout si cette collation est rassasiante. Un simple fruit risque moins d’entraver sa faim qu’un muffin et un verre de lait, par exemple. Pour réduire l’interférence des collations, il y a 2 solutions :
1- distancer la collation et le repas, soit en devançant la collation ou en repoussant le repas;
2- réduire la taille de la collation.
Les liquides
Boit-il du jus ou du lait peu avant le repas? Il ne faut pas sous-estimer l’effet des boissons sur la faim. Les jus se digèrent rapidement et, comme l’eau, ils sont évacués rapidement de l’estomac. Bref, même s’ils comblent un creux rapidement, ils ne le font que momentanément. Le lait et les boissons de soya rassasient davantage grâce aux protéines qu’ils renferment. Peu importe la boisson, le fait de boire une grande quantité de liquide peu avant le repas diminuera la faim. J’ai connu une maman dont la petite fille n’avait pas faim à son réveil. Puisqu’elle refusait de manger en se levant, mais acceptait de boire, sa mère lui préparait un grand verre de lait au chocolat. Résultat : la petite n’avait pas faim avant encore au moins 2 heures.
Il y a des jours où je me demande vraiment à quoi Laura carbure. Puis, des matins comme aujourd’hui, où ma petite grande fille mange 2 toasts, une clémentine et boit un verre de lait au petit-déjeuner, elle répond à ma question!
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La faim des enfants varie d’une journée à l’autre. C’est un phénomène qu’on reconnaît généralement, comme parent. Mais fait-on tout ce qu’on peut pour aider nos enfants à respecter leur faim? C’est une chose de les aider à reconnaître leur faim. Encore faut-il faire en sorte qu’ils puissent être en contact avec leurs signaux de faim et de satiété.
Pour favoriser l’écoute des signaux et réduire les excès, il y a au moins 3 conditions gagnantes :
1- Manger lentement et bien mastiquer
L’estomac et le cerveau des petits (et des grands) sont connectés… avec une connexion basse vitesse. On dit qu’il faut environ 15-20 minutes après le début du repas pour se sentir rassasier. Si votre enfant vide son assiette en moins de 10 minutes, il peut encore avoir une impression de faim et chercher à manger davantage. Bref, quand il mange vite, son corps n’a pas le temps de lui dire qu’il en a assez qu’il a déjà trop mangé.
Bien mastiquer permet non seulement de ralentir la cadence, mais aussi de mieux savourer les aliments et de diminuer les risques d’étouffement.
2- Aucun divertissement
La télévision, les consoles électroniques, un livre ou même le labyrinthe à jouer sur la boîte de céréales détournent l’attention des enfants de leur assiette et de leur ventre. On peut comparer cela à un téléphone qui ne sonne pas fort; ils doivent être attentifs s’ils veulent entendre les signaux que lui envoie son estomac.
Manger devant la télévision incite à manger plus, car on mange par automatisme. Un enfant risque ainsi de manger, manger, manger, jusqu’à ce que son assiette soit vide. C’est la pénurie de nourriture qui dicte la fin du repas plutôt que la conscience d’avoir assez mangé.
Malgré les méfaits, manger devant la télévision demeure très répandu. Environ 45 % des enfants de 2 à 12 ans prennent leur repas du soir devant un écran, selon l’enquête québécoise Tout le monde à table. Un résultat qui porte à réfléchir…
3- Pas de pression
C’est un sujet que je ramène souvent à l’ordre du jour parce que les pressions à manger sont plus fréquentes qu’on le pense. Elles sont parfois insidieuses et peuvent par exemple se manifester par un « bravo, tu as tout mangé » ou prendre la forme d’un dessert qu’on sert uniquement si l’enfant vide son assiette. Après lui avoir fourni un bon repas et installé à la table en notre compagnie, la quantité de nourriture qu’il avale est entre ses mains… ou quelque part entre son ventre et son cerveau!
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Mon fils de 3 ans (3 ans et demi, préciserait-il) a un excellent appétit. Je blague souvent en disant que le REEE auquel nous cotisons pour lui n’est pas un régime enregistré d’épargne-études, mais plutôt un régime enregistré d’épargne-épicerie! Ma fille de 5 ans mange pour sa part comme un oiseau… habituellement. Sauf hier soir, où elle a mangé plus que moi. Je l’ai laissé faire, évidemment. C’est elle qui est en contact avec son ventre, pas moi.
La faim d’un enfant varie d’une journée à l’autre en fonction de divers facteurs : sa croissance, l’activité physique qu’il a faite, la quantité d’aliments qu'il a préalablement mangés, etc. Lorsqu’il est bébé, il gère instinctivement la quantité de nourriture qu’il doit manger. Chez certains enfants, ce précieux réflexe dure. Chez d’autres, il est moins efficace et parfois, malheureusement, il est perdu avant l'entrée à la maternelle.
Attention à la taille des portions
Que se passe-t-il donc durant la petite enfance? Une explication qui tient dans un mot : interférence.
On interfère avec les signaux de faim et de satiété d’un enfant quand on lui sert des portions trop grosses, quand on le pousse à manger en utilisant diverses stratégies, quand on lui donne accès au garde-manger en tout temps, notamment. La taille des portions est particulièrement importante. Saviez-vous qu’un enfant peut manger de 25 % à 30 % de plus quand la portion servie est trop grosse pour lui?
On a beau avoir des guides qui nous orientent sur la grosseur des portions « normales » pour les enfants, ce ne sont que des approximations. Notre meilleur guide est l’enfant lui-même. Autrement dit, on devrait lui demander, avant de le servir, s’il a une petite, une moyenne ou une grosse faim. « Veux-tu 1 ou 2 morceaux de poulet? », « Veux-tu une petite montagne de riz ou une grosse? », etc. On peut aussi lui montrer l’assiette qu’on est en train de remplir et lui demander si ça lui semble trop ou pas assez. Quand les enfants sont assez grands, il est même recommandé de les laisser se servir.
L'aider à reconnaître ses signaux de faim
Malgré l’attention portée à la quantité de nourriture servie, l’aptitude à écouter ses signaux de faim et de satiété demeure primordiale. Et là aussi, on peut aider notre enfant à reconnaître ses sensations. Pour qu'il reconnaisse la faim, demandez-lui par exemple : « Comment sais-tu que tu as faim? » Puis, discutez avec lui des signes qui l’accompagnent : gargouillis dans le ventre, impression d’un vide ou d’un petit « trou », baisse d’énergie, difficulté à se concentrer, se sentir irritable, impatient, etc.
Ce peut aussi être intéressant de distinguer la faim de l’appétit (même pour un adulte). En bref, la faim réfère au besoin physiologique de manger. L’appétit, c’est le désir de manger, généralement stimuler par la vue, la pensée, l’odeur de certains aliments. On peut donc ressentir la faim en n’ayant pas d’appétit et avoir de l’appétit sans réelle faim.
Pour faire réaliser à l’enfant qu’il n’a plus faim et que son repas est terminé, on peut lui demander : « Comment sais-tu que tu as assez mangé et que tu peux arrêter? » Voici quelques signes associés à la satiété que vous pouvez l’aider à reconnaître : les signes de la faim ont disparu, regain d’énergie, sensation d’avoir comblé le vide, les aliments deviennent moins savoureux, etc.
Finalement, il est parfois possible de trop manger… Demandez à votre enfant si ça lui arrive et comment il se sent dans cette situation. Il y a une différence entre se sentir satisfait, plein, trop plein ou prêt à exploser!
Progressivement, hier soir, je voyais Laura ralentir la cadence. Je savais que la fin approchait.
« Maman, j’ai assez mangé… je me garde une place pour le dessert. »
Décidément, si la faim de ma grande fille varie d’une journée à l’autre, son appétit pour le dessert, lui, est toujours prévisible!
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Sous mon chapeau de maman, il m’arrive de poser des questions à propos du menu de mon fils à la garderie. Je mets rarement mon chapeau de nutritionniste à la garderie, à moins qu’on me le demande. Quand l'éducatrice m’a demandé ce qu’il fallait penser du jambon « naturel », sans agent de conservation, ça m’a fait plaisir de le mettre!
Lorsque j’ai découvert le jambon sans agent de conservation, j’ai pensé que c’était une bonne nouvelle, puisqu’on ne leur ajoute pas de nitrites. Les nitrites sont des agents de conservation qui empêchent la croissance de bactéries nocives, dont le Clostridium botulinum.
Le problème avec les nitrites, c’est qu’ils se transforment en substances potentiellement cancérigènes dans notre corps (nitrosamines). Le Fonds mondial de recherche contre le cancer recommande de manger le moins possible de charcuteries qui en renferment, car elles sont associées à des risques accrus de cancer. Bref, on n’aime pas les nitrites. Et comme on aime nos enfants, on les veut loin des nitrites! Dans la mesure du possible, évidemment. Ce n’est pas 1 ou 2 tranches de jambon à l’occasion qui vont les rendre malades. C’est la dose qui fait le poison…
Or, dans le le magazine Protégez-Vous du mois de septembre, on apprend que dans les jambons qui portent la mention « sans agent de conservation », on ajoute de la poudre de céleri. Pourquoi le céleri? Parce qu’il est naturellement riche en nitrates. Le processus de transformation crée des nitrites et permet ainsi de remplacer les nitrites synthétiques, explique l’article. Le hic, c’est que naturels ou synthétiques, des nitrites sont des nitrites.
Les jambons naturels évalués par Protégez-Vous renferment environ la moitié moins de nitrites que les versions ordinaires. Mais si on espérait 0 nitrite, c’est raté. La mention « sans agent de conservation » n’est donc pas un argument valable. Cela dit, les jambons « naturels » ont généralement une liste d’ingrédients plus courte. C’est à considérer.
Pour vous simplifier la tâche à l'épicerie, je vous suggère de vous attarder à la quantité de sodium et de protéines. Du jambon, c’est de la viande et je m’attends donc à ce qu’il fournisse une bonne dose de protéines. En général, les produits qui respectent ces 2 critères respectent aussi ceux concernant les gras. En résumé, on peut retenir que les meilleurs jambons renferment, par portion de 55 g :
- un maximum de 360 mg de sodium;
- un minimum de 20 % (ou 11 g) de protéines.
Je ne suggérerai pas à l'éducatrice de mes enfants de mettre les sandwichs au jambon au menu toutes les semaines, mais je ne m’opposerai pas à ce qu'ils en mangent à l’occasion non plus. Surtout qu’il existe un truc pour restreindre la transformation des nitrites en nitrosamines : la vitamine C. Ainsi, on diminue les risques potentiels associés aux charcuteries lorsqu’on les accompagne de légumes crus, comme le poivron ou le brocoli, ou encore lorsqu’on mange un fruit comme l’orange, le kiwi, les fraises, etc. en guise de dessert. C’est ce que les petits mangeurs de ma garderie feront désormais!
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J’adore l’automne. C’est une de mes saisons préférées. J’aime le temps des récoltes et l’abondance de légumes québécois dans les marchés publics. Quand mes enfants étaient bébés, j’en profitais pour faire des réserves de purées de légumes. Votre poupon aura bientôt 6 mois? C’est le moment d’apprendre à préparer des purées. C’est simple comme « bébé »!
Selon l’ordre traditionnel d’introduction des aliments complémentaires, les légumes arrivent en deuxième, de 2 à 3 semaines après les céréales. Mieux vaut faire découvrir les légumes avant les fruits. Les bébés apprécient davantage les légumes quand ils n’ont pas encore connu la saveur sucrée des fruits.
Par quel légume commencer?
On recommande généralement d'introduire la courge, la carotte ou la patate douce en premier. La plupart des bébés aiment bien leur saveur légèrement sucrée et leur onctuosité une fois en purée. Les petits pois, les courgettes ou les asperges peuvent suivre. Puisque le brocoli et le chou-fleur peuvent donner des gaz, il est sage de les offrir un peu plus tard.
Introduisez seulement un légume à la fois (pas de purée mélangée au début) et attendez au moins 3 jours avant d’en introduire un nouveau. Cette mesure aide à reconnaître un aliment allergène s’il y a lieu. Et elle permet à l’enfant de découvrir et d’apprivoiser la saveur de chaque légume séparément.
Seulement 2 ingrédients!
Les purées sont probablement les plats les plus simples que vous n’aurez jamais à exécuter. Connaissez-vous bien des recettes qui nécessitent seulement 2 ingrédients? Un légume et un peu d’eau. Il suffit de laver ou peler le légume, de le faire cuire dans un peu d’eau ou à la vapeur jusqu’à ce qu’il soit bien tendre, puis de le réduire en purée à l'aide d'un mélangeur en ajoutant un peu d’eau.
On peut utiliser de l’eau de cuisson pour la plupart des légumes, sauf pour la carotte, la betterave, l’épinard et le navet. Ces légumes renferment relativement beaucoup de nitrates. Les nitrates passent en solution dans l’eau lors de la cuisson et on ne veut pas les remettre dans la purée… Par ailleurs, à cause de la teneur en nitrates de la betterave, de l’épinard et du navet, mieux vaut attendre après 9 mois pour les inclure au menu de bébé.
Purées congelées et du commerce?
Les purées congelées du commerce, comme celles de La Mère Poule, se rapprochent beaucoup des purées maison côté saveur et texture. Mais elles sont plus chères.
Les purées en petits pots sont, hum, comment dire? Elles goûtent… les petits pots. Elles peuvent s’avérer pratiques, mais elles ont 2 inconvénients majeurs. Premièrement, leur consistance ultra lisse ne convient que quelques semaines. Le bébé doit progressivement apprendre à mastiquer et à gérer des textures. Deuxièmement, la saveur des purées de légumes en pot est moins proche des légumes frais. Le bébé devra pratiquement réapprendre à connaître certains légumes quand vous lui en donnerez des frais, cuits maison. Les goûts ne se discutent pas, bien sûr, mais personnellement, j’avais fait une dégustation de purées pour bébé à mon « shower » et ça m’a convaincue de les faire maison!
C’est peut-être une déformation professionnelle, ou simplement parce que je tripe « bouffe », mais je voulais que les premières expériences gustatives de mes enfants aient toutes les chances de leur plaire. Et je l’avoue, je voulais être la cuisinière derrière ces belles découvertes.
Préparez-vous, avez-vous préparé ou préparerez-vous les purées de votre bébé? Des difficultés, des appréhensions ou des questions?
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Je ne suis pas du type « pilules » ou suppléments. Ni pour moi, ni pour mes enfants. Mais récemment, en préparant une chronique sur la vitamine D pour RDI Santé, j’ai réalisé qu’une exception venait confirmer la règle. Toute la famille prend désormais des suppléments de vitamine D!
La vitamine D, c’est la « vitamine-soleil ». La majeure partie de nos besoins sont comblés grâce à notre exposition au soleil. Les rayons UVB permettent à un précurseur de la vitamine D présent dans la peau de se transformer en vitamine D active. Le hic, c’est qu’au Canada, l’ensoleillement est insuffisant au moins 6 mois par année. Les rayons du soleil ne sont pas assez puissants d'octobre à avril et, de toute façon, ils n’entrent pas en contact avec notre peau quand on est emmitouflé!
La raison pour laquelle on parle de suppléments depuis quelque temps est que les experts en santé du Canada et des quatre coins du globe ont réalisé que la vitamine D est encore plus utile qu’on le croyait, et en plus grande quantité qu’on le croyait jusqu’alors. L’apport nutritionnel recommandé a triplé, rien de moins. Il y a 6 mois, nous présumions que 500 ml (2 tasses) de lait par jour couvrait 100 % de l’apport recommandé pour les enfants (200 unités internationales ou UI). Avec les nouvelles recommandations, la même quantité de lait permet d’en atteindre 33 %. Il y a un manque à gagner de 400 UI par jour…
Une portion de 100 g de saumon fournit en moyenne ces 400 UI. Mais il faudrait en manger tous les jours. À part le saumon et la truite, qui renferment de grandes quantités de vitamine D, peu d’aliments en sont naturellement riches. C’est pourquoi il est permis d’enrichir le lait, le yogourt, les boissons de soya, la margarine, les oeufs entiers liquides et, nouvellement, des produits de boulangerie. Néanmoins, il est difficile, par l’alimentation seule, d’atteindre les apports recommandés. C’est là où les suppléments entrent en jeu.
Depuis quelques mois, plusieurs médecins et pédiatres recommandent la prise de suppléments aux enfants en plus de leurs 2 verres de lait quotidiens. Pour les petits qui ont du mal à avaler des comprimés, il en existe des suppléments à croquer. Il existe aussi le supplément liquide qu'on peut ajouter dans de l'eau, du jus ou du lait, dont 1 ml fournit la dose suggérée de 400 UI. Contrairement à plusieurs suppléments ou médicaments, ceux de vitamine D peuvent être pris à n'importe quel moment du jour, en mangeant ou non.
Les chercheurs découvrent plusieurs bienfaits à la vitamine D. Prévention du cancer, du diabète, des maladies cardiovasculaires, renforcement du système immunitaire, et bien sûr son rôle clé dans le développement et la santé des os. Des études sont encore nécessaires pour confirmer tous ses bienfaits, mais les résultats, jusqu'à maintenant, sont prometteurs. Une raison suffisante pour revoir ma position vis-à-vis des suppléments... au moins 6 mois par année!
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Deux tranches d e kiwi en guise d’yeux, une fraise à la place du nez et des morceaux de banane pour former une bouche. Dimanche dernier, la crêpe de ma fille Laura était un bonhomme. C’était son oeuvre mangeable, pas la mienne. Si je m’efforce à préparer des repas appétissants et colorés, je ne transforme pas les aliments en personnages ni en paysages.
Comme parents, nous nous soucions déjà de concocter des repas nourrissants et variés. Se lancer le défi de dessiner Dora l’exploratrice dans la purée de pomme de terre ou de faire Bob L'éponge en sandwich ajoute une pression inutile à mon avis. De toute façon, la magie est éphémère et il faut sans cesse se renouveler. Au lieu d'aider les enfants à élargir leur répertoire alimentaire, les techniques pour les amuser ne risquent-elles pas de renforcer les caprices alimentaires?
Pourtant, l’industrie alimentaire valorise l’aliment-jeu. Combien de compagnies achètent des licences pour utiliser les princesses, Spider-Man et autres héros de ce monde? Les exemples sont nombreux lorsqu’on s’y attarde. Cela dit, j’ai réalisé récemment qu’il existait des marchés encore plus imaginatifs que le nôtre. « Imaginatif » ne doit pas ici être considéré comme un compliment!
Une conférencière, venue de France dans le cadre d’un colloque sur l’alimentation et la santé des jeunes en début de semaine, nous a fait découvrir plusieurs produits. Des biscuits en forme de personnages aimés des enfants; des sandwichs en forme de main; des emballages agrémentés de toutes sortes, etc. Le plus marquant était sans doute les « bouchées aux fruits » (des bonbons, plutôt) en forme de blocs LEGO. Marquant non pas à cause de leur forme, mais à cause des conséquences inattendues qu’ils ont eues… Ces friandises ont dû être retirées du marché parce que certains enfants en étaient venus à tenter de manger... leurs véritables blocs LEGO!
Je souhaite que mes enfants apprivoisent les aliments tels qu’ils sont. Je préfère qu’ils les apprécient pour ce qu’ils sont : des aliments. Je suis bien d’accord avec le plaisir de manger (ça oui!), mais entre l’aliment-plaisir et l’aliment-divertissement, il y a un pas que je ne suis pas prête à franchir. Je dis cela et, pourtant, je réalise que je peux me faire prendre au jeu. Pas plus tard qu’hier, j’ai essayé de reproduire l’araignée et la sauterelle illustrées sur les bâtonnets de fromage Ficello de mes enfants…
Et vous, jusqu'où êtes-vous prêts à aller pour rendre les repas de vos enfants plus attrayants?
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« Qu’est-ce qu’on mange pour le so uper? » À quel moment vous posez-vous cette question? Une fois par semaine, en établissant un menu hebdomadaire? La veille ou le matin en vérifiant si vous avez tous les ingrédients nécessaires? Ou à 17 h, au moment de quitter le travail ou la garderie avec les petits?
Selon les résultats de la vaste enquête de Tout le monde à table, un projet de recherche mené par les nutritionnistes d'Extenso de l'Université de Montréal, 44 % des parents n'ont toujours pas prévu le repas à 17 h, et ce, au moins 3 fois par semaine. Il y a donc une faiblesse côté planification chez les parents québécois qui peut avoir des répercussions sur la qualité de l’alimentation. Ça dépend en partie des solutions privilégiées en situation de dernière minute.
Quand on est du type improvisation et qu’on a une réserve bien remplie d’ingrédients et d’aliments de base, il y a toujours moyen de préparer un repas rapide et nutritif. Cela demande toutefois un certain talent culinaire et une motivation, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Les femmes ont d'ailleurs plus de facilité que les hommes à improviser en cuisine. Je ne suis pas sexiste et ce n’est pas moi qui l’affirme : ce sont les constats de l'enquête de Tout le monde à table. Les hommes ont plus souvent tendance à se tourner vers les plats préparés du commerce ou vers le resto. « Ils se cassent moins la tête », diront certains. Or, la qualité des repas qui proviennent de l’extérieur est souvent discutable sur plusieurs points (sel, gras, manque de légumes, etc.).
Lorsque la planification fait défaut, la variété des menus risque également d’en souffrir. À 17 h, quand les enfants affamés s’impatientent, on cuisine nos classiques, on n’innove pas et on ne consulte même pas les innombrables sources d’inspiration.
Cela étant dit, le manque de planification et d’organisation n’est généralement pas perçu comme un obstacle à manger sainement. Seulement 8 % des parents jugent que cela nuit à la qualité de leur alimentation. En contrepartie, 35 % des parents d’enfants de 12 ans et moins mentionnent le manque de temps comme principal obstacle. Pourtant, une meilleure planification contribuerait justement à redonner un peu de temps aux familles de jeunes enfants…
Toujours bien planifier est plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens. Mais nul besoin de cuisiner 3 ou 4 repas le dimanche après-midi pour être bien organisé. Planifier un menu de quelques jours et faire les emplettes à l'avance est déjà un pas dans la bonne direction. Même lorsque l’épicerie est près de la maison, combien de précieuses minutes exige un détour accompagné des enfants, après l'école ou la garderie? C’est là que la planification comme économie de temps prend tout son sens!
Alors, que mangez-vous pour le souper? (Et quelle heure est-il?!)
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Ma fille de 5 ans vient de commencer la maternelle. Tous les jours, elle quitte la maison avec sa boîte à lunch rose et bleue qu’elle adore. Tous les jours, son lunch inclut des légumes. Et tous les jours, qu’est-ce qui revient dans sa boîte à lunch? Les légumes…
À la maison, c’est pratiquement la même chose. Elle prend 2 ou 3 bouchées de légumes; le reste demeure dans son assiette. Malgré le bon exemple qu’on est pour elle, malgré la variété des légumes servis, malgré le fait que les légumes ne soient jamais un enjeu ou une condition pour sortir de table ou avoir un dessert, les pauvres légumes sont boudés. Ce n’est même pas parce qu’elle est difficile. Au contraire, je peux compter sur les doigts d’une main les légumes qui la font grimacer. Bref, nutritionniste ou pas, je suis comme toutes les mamans : préoccupée.
Cela dit, je ne suis pas encore embêtée, parce qu’il existe de nombreux trucs pour faire manger des légumes aux enfants. Des trucs qui excluent la force, le chantage, les punitions et le gavage!
Le fait de varier les légumes offerts, la façon de les apprêter et de les présenter permet d’éviter la monotonie et permet généralement de déterminer certains gagnants. Il faut aussi garder en tête que les jeunes enfants peuvent avoir besoin de beaucoup de temps avant d’apprivoiser et d’apprécier des aliments. Dans ces cas, les forcer à manger n’aidera en rien la situation. Gérer la néophobie est à la fois un art et une science.
Mon truc préféré est de servir des légumes en entrée ou simplement avant le souper. Vous savez, quand vous préparez le repas et que les petits affamés ne vous lâchent pas d’une semelle? Eh bien, c’est le moment idéal pour sortir les crudités (légumes blanchis pour les plus petits)! Régulièrement, mes deux enfants « m’aident » à préparer le repas. Pendant que j’apprête les légumes, mes petits sous-chefs se transforment immanquablement en voleurs. Pieds de brocoli, bouquets de chou-fleur, bâtonnets de carottes, quartiers de champignons, lanières de poivrons et autres végétaux disparaissent sous mes yeux. Tant pis pour mes recettes, mais tant mieux pour leur consommation de légumes!
Si vous êtes tentés de camoufler les légumes dans divers plats, sachez qu’il y a des avantages et des inconvénients à cette pratique. À court terme, les études ont démontré que les enfants mangent une demie à une portion de légumes de plus par jour quand de la purée de légumes est ajoutée à certains plats. À long terme cependant, la technique du camouflage n’aidera pas à faire apprécier les légumes. Car, pour apprendre à aimer les aliments, les enfants doivent avoir conscience qu’ils les mangent. Au mieux, vous pourrez vous servir de la présence de purée pour faire remarquer aux enfants qu’ils ont mangé tel ou tel légume à leur insu et que, surprise, ils ont aimé ça!
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